La Queen de la chine c’est toi !

Il fait beau, chaud, ça sent bon l’été et c’est le moment idéal pour faire de bonnes affaires de la manière la plus éco-friendly qui soit. Les brocantes, les vides-greniers, les braderies… Le principe génial c’est que l’on ne sait jamais sur quoi on va tomber, que ça coûte très peu cher et que chiner, c’est un plaisir qui grandit au fur et à mesure.

Avec l’arrivée de la tendance vintage, le vieux semble être devenu le nouveau beau et puis, qu’on se le dise: quel plaisir de trouver des pièces au caractère bien trempé, solides, aux finitions et aux matières de qualité, le tout, à prix doux ! Après tout, elles ont traversé une ou deux époques et ne connaissent pas l’obsolescence programmée… En chinant, on récupère, on fait un geste pour l’environnement, on s’investit dans une démarche économique plutôt saine et chouette et en plus on se fait plaisir. Du coup, je ne pouvais donc pas vous laisser comme ça, sans mes 10 conseils pour devenir la Queen -ou le King- de la chine. Attachez vos ceintures, ça va secouer les moumoutes !

Règle numéro 1: Confortablement sapé tu iras !

Un petit T-shirt BASIQUE l’été pour ne pas mourir sous la canicule. Un bon gros pull cosy pour avoir chaud l’hiver, un jean stretch pour s’accroupir facilement et des baskets pour enquiller les kilomètres… Par temps gris, un K-way à capuche, pas très classieux, je te l’accorde, mais certainement bien plus pratique qu’un parapluie lorsqu’il s’agit de se frayer un chemin parmi les badauds. Pour chiner il faut être bien dans ses fringues, à l’aise dans un truc qui ne craint pas, donc on opte pour quelque chose de simple, de basique. D’ailleurs oui à ce sujet: plus qu’être à l’aise, il ne faut JAMAIS porter de vêtements de marque lorsque tu chines, c’est vachement plus facile de négocier ensuite… Débarquer avec un sac Vuitton ou une chemise Ralph Lauren c’est un peu comme te balader avec une pancarte 6×2 mètres où serait écrit « Je suis un pigeon, arnaquez moi les gars ! ».

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Règle numéro 2: Ton équipement de chineur tu ménageras !

Rien de mieux qu’un bon vieux sac à dos, on y met tout un tas de petites choses auxquelles on peut avoir accès en 3 microsecondes et c’est la folie. Puis lorsque tu commences à acheter tu en dégaines le contenu ! Pour moi, dans un bon backpack de chine, on trouve généralement quelques essentiels comme:

  • Un grand sac en toile carré, style totebag (un format idéal pour les vinyles si tu es fana-fana !), et tout un tas de sacs genre cabas de courses, sac pliables et réutilisables… Ce serait dommage de repartir les mains vides par manque de contenants !
  • Une petite bouteille d’eau, parce que parler ça donne soif ! On négocie plus aisément lorsque l’on n’a pas une haleine de chameau. Chiner doit avant tout rester un plaisir !
  • Un petit paquet de lingettes pour nettoyer ses mimines grisâtres… Comme ça, on ne se rend pas trop compte mais on déplace généralement des kilos de poussière et probablement même le tétanos en manipulant des vieilleries. Du coup, avoir les mains toutes proprettes, ça coûte pas grand chose et puis ça fait toujours du bien au moral de ne pas se sentir cracra.
  • De quoi emballer vos merveilleuses trouvailles fragiles (journaux, papier bulles, ruban adhésif, ficelle…), les vendeurs n’en ont avec eux que très rarement et arriver chez toi et découvrir ton mug hyper original et unique chiné dans l’aprem en millions de petits débris insignifiants, c’est triste !

Nb: J’ai des amis chineurs (les dingos de la brocante), qui eux, optent pour le caddy de marché de Mamie Josette qu’ils trouvent plus pratique pour entreposer leurs trésors en toute sérénité… Ca me semblait important de le mentionner, chacun son style ! Je préfère le sac à dos pour la praticité lorsqu’il y a foule…

Règle numéro 3: De la monnaie de 1 et 2 euros, en amont, tu accumuleras

Eh oui Roger ! Ce serait trop bête de passer à côté d’une bonne affaire sous prétexte d’avoir à aller retirer de l’argent au distributeur du coin, distributeur que tu as mis trois heures à rejoindre à cause de la foule, de Gérard qui avait oublié son code, de Simone qui s’est faite bloquer sa carte… de l’emplacement du-dit stand que tu as oublié de géolocaliser… Bref quand tu achèves le parcours du combattant, ton précieux a disparu… Oui. C’est affreusement triste ! Donc écoute moi petit Roger, dans les jours qui précèdent ta chine, fais un stock de petite monnaie. En plus généralement, sortir un gros biffeton sous le nez d’un vendeur auprès duquel tu viens âprement d’obtenir une réduction c’est moyen moyen… (il pourrait même, SURPRISE-SURPRISE, « ne plus avoir assez de pécunes » sur lui pour te rendre la différence). #ArroseurArrosé

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Là, les vinyles en parfait état étaient à 0,50 € l’unité…

Règle numéro 4: Jamais prix en premier lieu tu ne demandera.

Il n’y a pas plus tue-l’amour pour le vendeur qu’une personne qui déboule en demandant le prix de tel ou tel objet. Ne jamais oublier que derrière, il y a bien souvent une histoire… Donc renseignez-vous, posez des questions sur l’objet que vous convoitez (à qui appartenait-il, de quelle époque date-t-il…), montrez que vous vous y intéressez… Sans pour autant en faire des caisses, sinon ce sera compliqué de négocier le prix ensuite. Cependant, gardez toujours en tête que les exposants se sont levés à l’aube pour installer leur stand, étiqueter leurs produits, les disposer là avec amour pour s’en déposséder dans la bonne humeur. Du coup, un sourire, un petit mot gentil, un peu d’intérêt pour leurs bricoles, ça vaut toujours le coup et puis c’est le meilleur système de négociation qui existe !

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Sur les brocantes on trouve aussi parfois des choses sérieusement glauques… Toi aussi ça te rappelle ce passage dans les Malheurs de Sophie ?!

 

Règle numéro 5: La négociation tu oseras !

Essayer de faire baisser le prix n’a rien d’une tentative d’extorsion. Ce n’est pas une pratique réservée aux souks marocains ! Vous n’êtes peut-être pas très à l’aise à l’idée de marchander, mais discuter du montant fait partie du jeu, et en fait, à terme cela devient même un exercice assez marrant. En général, ma technique est celle-ci: je commence par demander : « Combien en voulez-vous? », je poursuis sur « C’est votre meilleur prix? » ou « Et à combien pourriez-vous me le faire? » si je le veux moins cher.

Mais il ne faut jamais oublier que la valeur d’un objet vintage tient au domaine de l’affectif, du souvenir…  Généralement et d’expérience, les vendeurs sont adorables lorsqu’ils ont en face d’eux des étudiants, souvent, ils sont même beaucoup plus enclins à faire des propositions alléchantes. La seule règle: ne jamais discuter les prix bas !

 

Règle numéro 6: La tête froide tu garderas !

La brocante et les vides-greniers c’est toujours un endroit un peu magique dans lequel on a vite tendance à vouloir tout s’offrir et il y aura toujours une excuse du type « parce que c’est abordable », ou « rare »… Du coup on s’emballe et le lendemain on se réveille en découvrant que l’on vient de casser son P.E.L … L’astuce ici, c’est de limiter ses achats, de s’abstenir au moindre doute qui survient, de respecter son budget de départ « SAUF trouvaille exceptionnelle ! », et de toujours se méfier de l’achat coup de coeur « que l’on trouvera bien où mettre », il n’existe pas de service après-vente donc faites TOUJOURS attention au vice caché !

Au passage: même si la plupart des vendeurs vous préviendra d’une éventuelle défaillance (vase ébréché, dictionnaire dans lequel il manque quelques pages, jeu de société sans dés, bouton de chemise décousu…), vous pouvez tomber sur une personne peu scrupuleuse qui vous certifie que ce sublime petit ventilateur pastel Calor des années 1950 fonctionne toujours, alors qu’il ne l’a même pas testé le bougre ! N’hésitez pas à demander si le vendeur a les moyens de vous le montrer (rallonge à proximité).

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Cette fabuleuse machine à écrire en parfait état datant des années 50’s, achetée une misère…

Règle numéro 7: Patient, jovial et alerte tu resteras !

Il est là devant vos yeux cet objet que vous convoitez depuis des mois, que vous cherchez partout, pour lequel vous avez tenté des milliards d’enchères sans succès sur Ebay, il y a juste cette pièce à changer, ce truc à repeindre, le bidule là à dépoussiérer, ça qui est cassé et ah il est un peu cabossé aussi… Passez votre chemin !

Soyez patient, comparez les prix et les états de conservation, pour vous faire une meilleure idée de la valeur de l’objet sur le marché de l’occasion. Pour exemple, il y a quelques mois j’étais à la recherche d’une planche éducative type années 1950’s, j’avais fait des repérages sur Ebay, Etsy etc où ce que je cherchais avoisinait les 100 euros. Puis, le miracle est arrivé dans une petite brocante de campagne où je n’avais pas même prévu d’aller et dans laquelle je suis tombée, complètement par hasard, sur cette sublime affiche en parfait état qu’une ancienne directrice d’école de plus de 80 ans vendait. Je ne l’ai payée que 15 euros et en prime, j’ai eu droit à une très jolie conversation avec cette dame ! Rien ne vaut l’excitation de la découverte!

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Règle numéro 8: Dans ta bulle (comme Diam’s) tu resteras !

Ne jamais se laisser intimider ou gagner par le stress des autres chineurs ! Prenez votre temps pour regarder. Lorsque je me mets à fouiller dans une caisse de vinyles, il y a toujours cet espèce de crétin qui pue la sueur et qui vient se coller derrière moi en expirant très fort son haleine fétide histoire de me faire comprendre qu’il attend… Pour ne pas me faire bousculer, j’ai une technique IMPARABLE qui a fait ses preuves des centaines de fois: je marque mon territoire en prenant l’objet dans ma main, après avoir demandé la permission au vendeur. Je discute avec lui, l’air de rien… C’est plus discret que de marquer la limite en urinant sur ses congénères et ça marche à tous les coups !

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En me mettant à chiner j’ai parfois du mal à contenir ma fougue et ma passion pouuuuuuuuuuur… les flacons… Oui oui, ça se soigne il paraît !

Règle numéro 9: En douceur tu épousteras

Une fois rentré, vous avez hâte de dépoussiérer vos pépites pour leur redonner une seconde vie, un coup de frais ou juste les remettre sur pattes. Seulement imaginez le temps qu’il a fallu à la crasse pour s’incruster ! J’ai appris à mes dépens que le vinaigre blanc et le gros sel valaient mieux que des produits ménagers vraiment chimiques pour retirer du calcaire ou encore que la microfibre était UN MILLIARD de fois moins abrasive que le gratt’gratt’ verdâtre de l’éponge (sacrilèèèèège !!). D’autant que si cet objet a traversé les époques, l’épousseter lentement pour le préserver et continuer à en faire usage, c’est un peu lui rendre hommage. Plus, en tous cas, que de s’exciter dessus avec un « pschitt pschitt » d’une enseigne douteuse à l’emballage fluorescent !

Règle numéro 10: Une wishlist pour ne pas trop te disperser, tu établiras !

Au début j’avais un peu tendance à me rendre sur les brocantes les doigts dans le nez pour flâner sans vraiment savoir ce que j’allais acheter mais avec la ferme conviction que j’en aurai besoin. Seulement voilà, une fois carapatée chez moi, je réalisais à quel point le dit-objet n’allait pas du tout dans le décor, que ce soit en terme de place, de couleur… et je le rapportais… chez Emmaüs pour qu’il trouve une nouvelle vie, un peu la mort dans l’âme. Depuis j’ai établi une liste des produits qu’il me plairait vraiment de dénicher:

  • un globe ancien
  • un calendrier perpétuel
  • des planches éducatives années 50’s
  • un fauteuil en rotin
  • un ventilateur Calor des années 60’s
  • un manuel d’économie domestique ou d’instruction ménagère d’époque (top pour trouver et redécouvrir des recettes de grand-mère)
  • une coupe à fruit années 30’s
  • des affiches vintage en bon état

et je raye au fur et à mesure de ce que je parviens à dénicher.

Et toi l’ami, racontes nous ! Quelles sont tes petites astuces pour chiner comme un chef ? Tes plus belles trouvailles de brocantes ? Tes bonnes adresses ?

 

Zéro déchet, un an après: le bilan

leIl y a à peu près un an jour pour jour je tombais sur ce reportage inédit de la Famille (presque) Zéro Déchet sur Youtube. Jérémie et Bénédicte expliquaient, d’une manière tellement enjouée que ç’en devenait presque inspirant, comment ils avaient réussi à supprimer la poubelle de leur quotidien pour passer à un mode de consommation qu’ils nommaient « Zéro Déchet ».

C’est à partir de ce moment précis que j’ai vraiment entamé le processus de réflexion pour m’y mettre à mon tour. Constat après constat, discussion après discussion, débat après débat, recherche après recherche… Parce que c’est ce que tout passage à un mode de vie Zéro Déchet implique véritablement.

Tout a donc commencé avec des petits constats qui sont venus s’accumuler les uns aux autres au fil du temps :

  •  » Marre de ces poubelles qui disparaissent « mystérieusement » les mardis et vendredis quand on les abandonne sur le trottoir en bas de chez soi, faute de conteneurs trop pleins « .
  •  » Marre du Noel où l’on jette des mètres carrés de papiers cadeaux après avoir passé un après-midi à s’en servir pour emballer soigneusement des présents « .
  •  » Marre des barquettes en plastique pour emballer des fruits et légumes qui ont déjà une peau… comme si le travail de la nature ne suffisait pas, l’homme se donne pour mission d’enrubanner ces comestibles de produits issus du pétrole… C’est comme si tout devait être en plastique dans ce monde, on fait même désormais de l’herbe en plastique… C’est à se demander si bientôt on ne pourra pas à remplacer l’air que l’on respire par du plastique « . 

Plus j’y réfléchissais, plus j’en discutais autour de moi, et plus je parvenais au constat qu’il me fallait un plan. Un plan d’action viable. Un plan qui me permettrait de changer mes habitudes de vie étape par étape. Dont le but ne serait Ni de me décourager, Ni de me contraindre. En fait, l’objectif c’était même de toujours trouver des solutions qui soient viables afin de produire le moins de déchets possibles et de conserver à terme ce nouveau mode de vie… pour toujours.

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Je crois que le premier geste a été de me dire, à chaque fois que je m’approchais de la poubelle avec un produit à jeter, « Est-ce que cet objet est essentiel à ma vie ? ». Si la réponse était non, je ne le rachetais tout simplement pas. Puis c’est devenu « Est-ce que je peux trouver ça en vrac ? », si oui je trépignais de joie. Enfin ça a été « Est-ce que je peux faire ça moi-même à partir de produits achetés en vrac ? » et là-dessus internet fut mon ami le plus fidèle… parce que Oui, le Web regorge d’informations, de techniques, de recettes, de méthodes, c’est une mine d’or.

Je dirai qu’au tout début j’ai été très stricte sur mon mode de vie Zéro Déchet, peut-être trop d’ailleurs, en me privant de certains produits qui m’ont beaucoup manqué comme la mayonnaise… (ne me demande pas pourquoi). Mais siiiiii tu saiiiiiis « la vraie ».

A de nombreux moments, il y a eu les petites plaisanteries sournoises des amis qui voyaient dans ma démarche « une nouvelle lubie écolo-bobo », les proches qui pensaient que c’était l’affaire de deux mois et que d’ici là j’aurais abandonné pour « revenir à la réalité », les intrigués qui pensaient que « j’exagérais » lorsque je refusais un ticket de caisse ou un sac dans un magasin… que j’étais trop « extrême ».

Le Zéro Déchet c’est finalement une discipline qui m’a aussi appris à trouver des solutions autres, celles que je n’aurais jamais découvertes sans rencontres, ou encore qui m’ont renvoyée à la simplicité de vie de mes grands-parents, une sorte de système D d’il y a plus de 50 ans, avant que la société ne soit imbibée de plastique. On faisait pourtant tout aussi bien, sans plastique…

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Le truc, ça a juste été de m’imposer la discipline de ne pas dire à chaque petite embûche : « Hof… bah… tant pis pour ce produit, je vais l’acheter emballé quand même et puis bon, si pour les déchets y’a juste lui… Ah… ‘pis tiens je vais quand même ajouter lui aussi. ‘Pis l’autre. »

C’est justement grâce à mon petit côté « extrême » qu’aujourd’hui je suis capable de faire la plupart de mes cosmétiques moi-même et que je réussis même à faire mes courses sans générer aucun déchet, juste en prenant avec moi mes propres contenants et je dois dire que je n’en suis pas peu fière…

J’ai bien toujours ma jolie petite poubelle vintage en métal, sauf que je l’ai mise au régime et qu’elle ne contient désormais qu’à peu près uniquement du verre : les bouteilles de bière et de vin que les copains rapportent à l’occasion des petites bouffes sympathiques. En gros, après un an de zéro déchet, je produis l’équivalent d’un demi sac d’épicerie de déchets par trimestre et d’un sac de déchets recyclables tous les deux mois.

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 « Tu calcules ton recyclage ? Ben voyons, ce n’est pas grave le recyclage ! » Faux. Je vous invite à vous informer sur l’état de notre système de recyclage. C’est… disons… bien plus que moyen… En 2012, la France revalorisait moins de la moitié de son recyclage et exportait le reste… et les statistiques ne vont pas en s’améliorant, bien au contraire. Alors après… Oui Roger, c’est clair qu’un sac de recyclage ça vaut mieux qu’un sac de bons vieux détritus, mais non, ce n’est pas une solution. D’une manière générale je dirais même que c’est une façon pour les gens de se faire croire qu’ils sont « VERTS ». Ôtons-nous des esprits cette idée selon laquelle recycler revient à être écolo car le recyclage n’est qu’un début, pas une fin en soi et ça n’est pas ça qui sauvera notre jolie planète à l’heure où il faudrait pourtant sacrément se secouer ! Mais je ne m’étendrais pas sur le sujet, je vous invite à lire l’article du canadien Carl Marchand qui explique bien mieux que moi ce sujet pour mieux comprendre.

Ce que j’aime le plus depuis que je me suis mise au Zéro Déchet je crois que ce sont les questions des gens lorsque j’explique mon mode de vie. J’aime bien voir passer dans leur yeux ce sentiment de frayeur et de stupeur : « Mais tu fais quoi à l’épicerie ? Et tes cosmétiques ? Ouais ok mais pour ton déodorant ? Le dentifrice ça ne se fabrique pas hein… si ?! Bah oui mais tu fais quoi pour les tampons et les serviettes ? Mais euh tu dois perdre telleeeeeement de temps à te prendre la tête ! Attends mais c’est le Moyen-âge ta vie en fait non ?! ».

Je dois avouer que ça me fait toujours plaisir de voir la curiosité que je déclenche et quelque part, je l’avoue, ça me rassure sur le genre humain ! Du coup je me suis dit que compte tenu des interrogations que je suscitais, ce serait cool, en cette merveilleuse date anniversaire du bilan de mes Un an de vie Zéro Déchet de répondre à ces questions qui reviennent souvent.

  • Ma nourriture

J’achète (pratiquement) tout en vrac. Pour les produits secs, j’apporte des sacs en tissus, pour les produits liquides, des bocaux genre le Parfait ou des pots à confiture type Bonne Maman. Lorsque j’ai un peu de temps, je vais faire le marché, sinon je suis « abonnée » à La Ruche qui dit Oui, j’ai juste à aller récupérer mon panier de légumes Bio une fois par semaine sur un point de collecte. Ça arrive directement de la ferme, c’est frais, et surtout le producteur est rémunéré à sa juste valeur.

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  • Mes cosmétiques

J’achète en vrac les savons, les shampoings solides, et tout ce qui est hydrolat, huiles essentielles ou végétales. Pour le reste je confectionne tout : la crème de jour, le déodorant, le dentifrice, … tout ! Je dois dire qu’au final, j’aime l’idée de me dire que j’aurais ma crème hydratante faite sur mesure, qui conviendra à mes besoins, pareil pour mon déodorant qui en plus est éthique, mon dentifrice juste mentholé comme je veux moi etc etc. Pour le maquillage je continue encore de terminer tout ce que j’avais accumulé ces derniers temps mais il existe des marques qui proposent des versions rechargeables de leur produits, ce qui permet de rester dans une dynamique de Zéro déchet. Ah oui tiens ! j’ai opté pour une brosse à dent en bois qui est compostable aussi, en plus dans la salle de bain c’est visuellement bien plus joli qu’avant de se débarrasser de tout ce marketing.

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  • Mes produits ménagers

J’achète toute la base en vrac et je me fais tout moi-même : du liquide vaisselle au savon liquide pour les mains en passant par la lessive et l’adoucissant… Tout ! Même le produit pour les vitres ou encore celui pour récurer les canalisations. Le Zéro Déchet m’a filé le virus de la passion « Bicarbonate de soude/Vinaigre blanc/Savon de Marseille/Huile essentielle » ça et les citrons Bio, ça fait battre mon petit palpitant. Oui, il en faut peu.

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  • Mes vêtements

J’ai la chance d’être une addict des basiques hypra classiques qu’on accessoirise. Donc, au final, les pièces à remplacer sont généralement peu nombreuses : un jean de temps en temps qui commence à être limé jusqu’à la corde, des chaussures quand les miennes sont bonnes à envoyer à La Fibre du Tri pour les recycler et fabriquer avec des isolants… Je me permets toujours quelques craquages mais j’essaye davantage de prioriser le local ou le Made in France #CoucouArmorLux. Du coup j’achète moins, mais j’achète des trucs de qualité, des pièces qui valent leur prix et qui sont produites par d’autres individus que des enfants de 4 ans entassés dans des caves insalubres des pays du Tiers-Monde. Sinon, les friperies me mettent en joie, j’aime l’idée de porter des pièces qui ont une histoire, je me sens un peu comme Amélie Poulain… et puis j’échange, je vends, j’achète énormément sur Vinted qui est une application merveilleuse que je recommande à 300%.

  • A l’Université

Pour la fac, j’avoue que la tâche est plus ardue. J’ai besoin de crayonner, de faire des brouillons, des fiches de fiches, d’imprimer mes cours et de les classer, de caler çà et là des millions de post-it… Je fais de mon mieux mais en période de partiels je me retrouve bien souvent avec des tas de feuilles griffonnées, noires d’inscriptions et de flèches qui partent dans tous les sens, je ne compte plus le nombre de cahiers de brouillons accumulés depuis le début de l’année. Une chance : je griffonne au porte-mine, ça se recharge, je jette donc peu de stylos-billes. Sinon le midi j’ai pris l’habitude de trimbaler mes Lunchbox, ma gourde, mon thermos un peu partout et je ne m’en porte pas plus mal, surtout lorsque les copains déjeunent au RU des kilos de pâtes fadasses qui baignent dans du beurre et que moi je savoure mes petits curry veggie Bio…

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  • Les déchets que je génère toujours

Il y a des emballages dont je ne parviens pas à me passer comme celui du beurre. L’huile d’olive c’est cool mais à 8h00 sur la tartine du ptit-dej’ je dois dire que c’est moins folichon… Ou encore cette fameuse feuille d’alu qui entoure la tablette de chocolat. Pour le fromage, mon alternative c’est un petit producteur bio du marché des Lices à Rennes qui accepte les tupperware et qui me déduit même du prix final l’emballage qu’il ne me met pas, tout le monde est gagnant et ça c’est plutôt chouette ! Sinon je garde toujours en tête l’image de mes ampoules qui ont grillé les unes après les autres cette année et qui ont généré des déchets… Ça fait partie des impondérables déchets.

Ah ! Puis, il y a le lait : j’en bois peu mais il m’arrive d’en acheter régulièrement pour faire des yaourt- maison. Le truc c’est que ce sont des briques Tetrapack… J’ai l’impression d’entendre cette craie désagréable crisser sur la tableau de la salle de classe à chaque fois que j’en ouvre une : un tetrapack c’est une couche d’alu, une de carton, une d’encre et une de cire plastifiée, encore ce plastique donc ça reste du déchet. C’est vrai que pour ça, le mythe British des Milkmen me fait rêver : des bouteilles en verre, réutilisables et lavées en consigne…

  • Ces saletés d’embûches

Quand j’ai commencé cette démarche, j’ai vite dû affronter des problèmes bien plus complexes que juste de trouver une recette de déodorant. Le premier c’était, je crois, la frustration de voir tous mes efforts ensevelis sous les quantités incroyables de déchets que la société produit et d’y être confrontée littéralement tous les jours. Là où j’ai vraiment réalisé cela, c’est en meublant mon appart d’étudiante je crois, le nombre incalculable, d’ustensiles de cuisine en plastique présents dans les grandes surfaces me rendait dingue.

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J’ai fait en sorte de récupérer le maximum de trucs autour de moi, du petit électroménager dans ma famille (#BigUp à ma grand-mère pour sa yaourtière vintage de compet’ de la marque Seb qui a plus de 50 ans et qui est toujours comme neuve), de l’ameublement où j’ai surtout misé sur des trucs Emmaüs que j’ai retapé/repeint moi-même ensuite, et le peu que j’ai acheté, j’y ai mis le prix mais dans du durable et du local, dans des matériaux nobles : du verre, du bois, du tissus… Du durable quoi !

D’ailleurs en fait, une fois que l’on plonge dans le monde du Zéro Déchet, notre perception de ce qu’est un « déchet » change. Pour vous, une paille est un outil pour boire votre cocktail, pour moi, c’est un déchet, il en existe en inox que l’on ne jette pas. Pour vous, un gobelet de café vous procure ce merveilleux liquide chaud qui vous réconforte par ce froid hivernal, pour moi, c’est un déchet, pourquoi ne pas utiliser un thermos ou une gourde, que l’on ne jettera pas… Pour vous, un essuie-tout est le sauveur d’un dégât, pour moi, c’est un déchet, surtout lorsque l’on possède déjà ce merveilleux et bon vieux torchon… En gros tout est une question de perception, de transition vers la simplicité, le retour à ce qui est « sain ».

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  • Les bienfaits du Zéro Déchet

En plus des effets positifs sur mon portefeuille et sur notre environnement, j’ai découvert d’autres avantages au mode de vie Zéro Déchet:

  1. Comme ça me force à acheter pratiquement tous mes ingrédients de base, je vois exactement ce que je laisse entrer chez moi. Dehors indésirables du genre : produits chimiques, sucres ajoutés, gras et sel à outrance.
  2. Revenir aux ingrédients de base et aux recettes de grands-mères c’est vraiment magique. Ça nous rappelle qu’avant, on utilisait d’autres moyens très simples afin de subvenir à nos besoins quotidiens.
  3. C’est tellement plus simple ! Moins d’objets, moins de magasinage, moins de ménage, moins de gestion… Mais ça, il faut le vivre pour le comprendre !
  4. J’ai fait énormément de rencontres avec des acteurs locaux qui comme moi, empruntent cette voie écolo, qui s’interrogent et qui construisent des projets durables. Du coup j’ai appris plein de choses au contact de personnes que je n’aurai pas forcément rencontrées autrement comme des producteurs.
  5. Mais le plus important dans tout ça, c’est que depuis le début de ma démarche, je me sens cohérente avec moi-même ! Je suis en phase avec mes valeurs, ma façon de percevoir le monde et ce qui est important pour moi. Inutile de vous dire qu’il n’est pas question pour moi de revenir en arrière sur cette façon de vivre.
  6. J’ai l’impression de participer à changer le monde, à mon maigre niveau, de ne pas être « inutile », susciter des réflexions sur mon mode de vie c’est déjà un début : avec plein de gouttes d’eau on crée des torrents.
  7. Pour moi, chaque achat que je fais, c’est comme un vote pour plus d’éthique, de consommation durable et responsable, c’est imposer un nouveau mode de consommation où le Bio a par exemple beaucoup plus sa place que les produits de l’agriculture intensive, le fait maison a beaucoup plus de sens que les sur-emballés des multinationales, c’est prioriser les commerces locaux de proximité à la société de consommation impersonnelle de grande-surface. En fait se mettre au Zéro-Déchet c’est faire le pari viable d’un véritable retour à la citoyenneté.

Allez, avoue que je t’ai donné envie de t’y mettre avec ma sublime petite yaourtière rétro Seb !

Kobo: mi amor

Comme beaucoup, j’avais fait le serment que ce type de gadget ne passerait jamais au grand jamais par mes petites mimines, que jamais l’on ne m’y prendrait et tout ce qui s’en suit… et gnagnagna « Fontaine je ne boirais jamais de ton eau ».

C’était sans compter sur mon petit papa et ses bonnes idées de cadeaux de Noel à quelques mois de mon départ en Erasmus il y a de cela deux ans maintenant. En fait, je ne vais pas feindre la réalité, ce serait trop simple puisque la vérité est que « hop direct » ça a été le coup de foudre. Ouais alors pas la peine de me jeter l’opprobre tout de suite non plus hein, il y a quelques années encore j’étais probablement comme toi, une petite lycéenne en filière littéraire qui ne vénérait que l’édition papier et jurait à qui voulait l’entendre que jamais elle ne serait proprio de ce type de technologie.

J’ai donc trouvé sous le sapin cette petite merveille de liseuse Kobo à quinze jours de mon départ en Pologne pour une fabuleuse aventure de 6 mois d’Erasmus et là… J’ai capté tous les avantages de la bestiole:

1- Des livres en format numérique souvent moins coûteux que ceux en format papier, fais un tour sur Amazon, la Fnac… et tu constateras.

2- La liseuse se recharge par USB, comme ton portable, c’est chouette comme ça t’as pas 36 câbles à balader, celui de ton portable suffit c’est pas top ça ?!

 3- La liseuse est une petite merveille de technologie, tu peux lire dans le noir puisqu’elle est même pourvue d’une petite lumière non éblouissante et sans rayons bleus, en plus, l’écran reproduit avec un fini mat le support papier via la technologie « e-ink » comme pour un vrai livre, ce qui fait que tu ne ressens pas la fatigue traditionnelle des écrans donc tes petites mirettes sont protégées, c’est comme si tu lisais un bon vieux bouquin mais sans avoir à brandir ta lampe de poche.

3- L’autonomie est suuuuuuper longue donc autant dire que tu peux lire à peu près partout partout partout tout le temps. Pour que tu aies une idée, dernièrement j’ai fais le calcul sur deux mois, en utilisant quotidiennement la liseuse plusieurs heures par jour un rechargement par mois suffit amplement.

4- La bêbête ne pèse pas lourd, elle est toute fine et ne prend pas de place: tu n’imagines pas le nombre de kilos de bouquins que ça peut contenir… 2500 pour 2 Go environ. Honnête, non ?

glohd1-551eac987410e_400x4005- Quand tu es au fin fond des pays de l’est et que tu ne comprends pas la moitié des panneaux que tu vois, crois-moi, lire des bouquins dans ta langue maternelle c’est vachement cool… Ça t’évite de poireauter 15 jours pour recevoir la dernière sortie littéraire du mois par la Poste avec une taxe douanière exorbitante, il suffit d »une wifi et pof tu remplis ta bibliothèque directement sur l’engin. Merveilleux.

6- A toutes ces petites raclures
adorées de puristes qui diront « ouais mais moi j’aime bien la sensation des vieux livres, l’odeur, tourner les pages tout ça »… Franchement… Ca te prends souvent de coller ton tarin au milieu des pages et de sniffer comme ça ?! Bon.

7- Je pars du principe que l’un n’empêche pas l’autre, je suis restée l’amoureuse inconditionnelle de nos chers livres physiques que j’étais en terminale littéraire. Pourtant, lorsque je commence un livre sur ma liseuse, je me dis toujours qu’elle m’avait manquée, et que mine de rien, je suis ravie de l’avoir à mes côtés dans la bibliothèque. La différence c’est quand même que du coup, les livres « physiques » que j’achète sont de VRAIS beaux livres: des albums, des éditions limitées…

8- Depuis qu’on m’a offert ma Kobo, j’ai l’impression de participer à un marathon de lecture en permanence ! J’ai toujours lu énormément mais ma consommation a largement augmenté depuis que j’utilise une liseuse. Je ne m’explique pas ce phénomène même si je ne semble pas être la seule à en souffrir.

9- Les petits gadgets intégrés à la liseuse me plaisent particulièrement : on trouve un dictionnaire intégré, il y a évidemment une fonction marque-page qui permet de retourner en un clin d’œil à l’endroit où on s’était arrêté dans la lecture, on peut augmenter ou diminuer sans difficulté la police de l’ouvrage #TeamBigleux et on peut même annoter certains passages. Je crois que cette dernière fonction est de loin ma préférée : moi qui ait toujours eu pour habitude de gribouiller, d’annoter les livres de ma vie et qui passe un temps fou à relever des citations et à les écrire à part, la Kobo permet de les surligner à même le texte et de les retrouver en un clin d’œil. J’adore !

 glo-hd8-551ead43e791a_400x40010- Comme beaucoup de personnes, il y a plusieurs années, je pensais que ce genre de technologies risquait de causer la perte du livre papier. Et même si j’en suis devenue consommatrice aujourd’hui, je ne pense pas que cela soit possible. Les éditeurs, d’ailleurs, sortent désormais pour la plupart leurs manuscrits en version papier ET électronique et tirent ainsi leur épingle du jeu. Conclusion : c’est comment déjà le proverbe ?! « Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis », c’est ça ?
La liseuse est rapidement devenue une grande camarade dans mon combat minimaliste et ça c’est chouette. Si tu es en peine d’idées cadeaux…. en voici une chouette !

Le guide pratique de l’étudiant écolo 2.0

« Non mais c’est bien mignon le trip écolo mais quand on est étudiant on a pas la thune pour ».  Ah bon ? Pourtant ami étudiant, tu as grandi avec internet, tu passes des heures sur les réseaux sociaux et quand ton PC t’ennuies tu zappes ton ordi pour te retrouver devant ton Smartphone non ?! Tu as la flemme, pas la thune et pas le temps, cet article est pour toi. Objectif: devenir écolo responsable tout en faisant des économies. Comment c’est possible ? Il suffit seulement de connaître les bons plans.

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LE PETIT NID DOUILLET: RIEN QUE DU VINTAGE !

L’appart’ le plus stylé du monde EST un appart qui contient des objets chinés. Souvent peu onéreux et drôlement plus original qu’IKEA, les brocantes c’est un peu THE PLACE TO GO si tu veux. Sinon tu as l’option familiale: le vieux meuble qui traîne dans le grenier et qui appartenait à l’oncle de la grande-tante de la cousine de ta grand-mère. Un petit coup de peinture sur tes trouvailles et TADAM, ton nid douillet n’a rien à envier à toutes tes petites épingles Pinterest.13113894_567151880122964_1814239797_n

Reste le problème épineux de la machine à laver, denrée rare de l’appart étudiant, véritable luxe pour ceux qui n’ont pas à trimbaler d’un bout à l’autre de la ville leur linge crado… Bonne nouvelle, 4 étudiants lillois ont eu l’ingénieuse idée de mettre en contact des propriétaires de machines à laver avec des « sans-machine fixe », la brillante idée a donné lieu à la création d’un petit site sympa: lamachineduvoisin.fr . Exit le babysitting relou si tu as la chance d’en posséder une, un bon moyen d’alléger tes fins de mois difficiles !!

RIPAILLE OUI ! MAIS RIPAILLE LOCALE

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L’étudiant n’est pas condamné à manger des pâtes au beurre, du riz ou de la semoule à vie.  Tu peux d’approvisionner en petits produits directement au sein d’une AMAP par le biais du site refedd.org où l’on t’explique comment t’y prendre, quelles sont les marches à suivre etc. Sinon il y a toujours la Ruche qui dit oui, tu peux d’ailleurs retrouver un vieil article ici qui t’explique comment ça fonctionne. C’est vachement cool et ça permet de préserver l’économie locale et d’assurer un avenir à des jeunes de ton âge qui ont choisi l’agriculture comme métier. Si tu fais partie de ces étudiants vraiment dans le rush en fin de mois et en grande précarité, il te reste encore une solution: les épiceries solidaires qui permettent d’économiser entre 70% et 90% du montant classique sur des produits de première nécessité en récupérant et en redistribuant les invendus. Bon moyen pour toi aussi de lutter contre le gaspillage alimentaire ! Et c’est possible grâce au site attentionfragile.org où tu trouveras plus de renseignements.

TRANSPORT COLLABORATIF

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On connait tous l’application Blablacar qui a rendu le covoiturage aussi populaire. Il existe néanmoins une autre solution, moins connue qui s’appelle l’autopartage que l’on retrouve sur des site comme Deways.fr. A l’origine, quelques étudiants en commerce qui se sont rendus compte sur leur campus que de nombreux étudiants ne prenaient leur voiture que pour rentrer chez leurs parents le week-end alors que d’autres avaient besoin de bouger la semaine mais aucun moyen de le faire. Le prêt de voiture devient donc une source de revenu appréciable pour les propriétaires et un excellent moyen de ne pas galérer avec ses courses dans les transports en commun pour les autres.

SCOLARITE ONLINE MY DEAR

imgresTu le connais ce moment ou ton prof te demande de te procurer ce fameux bouquin, indisponible à la BU, et qui risque de te coûter un bras mais absolument nécessaire à la bonne réussite de tes examens ? Généralement c’est LE bouquin qui ne te sert que le temps d’un semestre et qui te coûte minimum 30 euros… Une petite fortune par rapport à ton budget. C’est pour cette raison que le site getboox.com te permet de revendre tes anciens bouquins et d’en acheter des nouveaux, d’occasion, généralistes ou spécialisés…

Sinon pour approfondir tes cours lorsque tu n’as pas le temps d’ingérer les 78 livres composant la bibliographie d’un seul de tes profs, il te reste les MOOC ( Massive Online Open Courses) dont les sites les plus connus sont coursera.org (on retrouve entres autres des cours d’HEC, Sciences Po’, Polytech…), france-universite-numerique.fr ( sur lequel tu peux retrouver jusqu’à 60 cours en ligne d’établissements d’enseignement supérieur et des organismes de recherche) ou encore sillages.info si tu appartiens à la team des NERDS matheux/scienteux/informaticiens en puissance ou même sur openclassrooms.com et netprof.fr qui proposent des cours en vidéo.

Colorful Crayons

Pour te remettre à niveau gratuitement en langues, tu trouveras aussi ce petit site sympa qui s’appelle duolingo, à la manière d’un coach sportif, on te propose même des rappels pour les jours ou la flemme l’emporte sur ta motivation ! Ca fonctionne même lorsque tu es une brosse bille en allemand: testé et approuvé !

Finalement, être étudiant éco-responsable, ce sont des économies, du gain de temps, et du bonheur ! Taille tes crayolas, fais tes lacets et bonne rentrée !

La Ruche qui dit Oui: je valide !

Depuis le lancement de ma folle aventure Zéro Déchet, je suis nettement plus amenée à tout faire moi-même, à faire des recherches, à m’intéresser pour me perfectionner dans la démarche. Le truc c’est que plus je fais par moi-même, et que plus je cuisine, et in fine plus je m’intéresse aux produits que j’utilise. En gros, la cuisine ça m’a vraiment permis de me sensibiliser à l’origine des produits, à leur processus de fabrication, aux pesticides, à la saisonnalité, et surtout à l’impact écologique et humain des produits que j’achète.

Depuis quelques temps, j’ai commencé à changer mes habitudes alimentaires pour y intégrer beaucoup de fruits et de légumes. Alors forcément, si je mange ces aliments c’est pour améliorer ma qualité de vie, pas pour ingurgiter le poison « Pesticide »… Changer mes habitudes alimentaires, m’a amenée à prendre part concrètement à un combat auquel je tiens depuis très très très longtemps: le soutien à l’agriculture locale. Avec ces deux objectifs en ligne de mire, je suis donc partie à la recherche de la solution magique. Quelques petits clics et hop ! La solution s’appelle « La Ruche qui dit Oui ! ».

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Qu’est-ce qu’une Ruche ?

Une Ruche, c’est une plateforme d’achat en ligne qui permet d’acheter directement de bons produits aux producteurs de la région. C’est un point relais permettant aux producteurs locaux de faire de la vente directe de leurs productions qui ont été cultivées, élevées oIMG_1027_effectedsmalleru fabriquées à moins de 250 km. On trouve donc de tout : fruits, légumes, viande, pain, confitures… Et en fonction des Ruches, on peut même trouver des produits de beauté, du savon, des fleurs… Par conséquent, quand d’autres se font étrangler par les centrales d’achat des supermarchés, la Ruche permet de rémunérer les producteurs au juste prix car même si le client reste roi, c’est bien le producteur qui fixe ses prix. Il faut néanmoins noter qu’il paye une commission de 10% au responsable de la ruche et 10% pour la société « La ruche qui dit oui ».

Comment fonctionne une Ruche ?

Chaque Ruche a un responsable de Ruche, en charge des distributions, c’est le principal interlocuteur qui va sélectionner les offres des fournisseurs, et les proposer à ses membres. Il met un lieu à disposition pour la distribution ou alors c’est la commune qui blue-1326154_960_720met un lieu à la disposition, comme la maison de quartier par exemple ou une salle communale. Il est le garant de la bonne organisation d’une distribution et du développement de l’activité de sa communauté.

Le principe est le suivant : Vous avez accès sur le site de la Ruche aux produits proposés par les agriculteurs. Vous faites votre panier selon les produits qui vous font envie et il faut valider le panier au plus tard le lundi soir avant minuit pour une distribution des produits le mercredi soir. Bien évidemment les jours de validation et de distribution des produits vont varier d’une Ruche à l’autre. Une petite vidéo explique comment tout ce joli système fonctionne, vous pourrez la trouver ICI.

10 bonnes raisons de s’y mettre:

  1. L’inscription est gratuite.
  2. Il existe une très grande diversité de produits pour des prix abordables et accessibles pour un budget étudiant !
  3. Je respecte la saisonnalité des produits et ne mange que des produits frais.
  4. Je n’ai pas d’engagement de service à avoir vis-à-vis des producteurs, cela n’entache pas mon emploi du temps étudiant et ça me fait même gagner quelques heures sur mon temps de courses habituel !
  5. Je soutiens l’agriculture locale et je permets la réduction du nombre d’intermédiaires entre le producteur et le consommateur.
  6. La Ruche me permet d’avoir une consommation raisonnée puisque je commande uniquement ce dont j’ai besoin d’une semaine à l’autre, fini les déchets et le gaspillage de masse !
  7. Je découvre de nouveaux produits que je n’avais pas l’habitude de consommer et ceux-ci sont d’une manière générale d’une incroyable qualité gustative.
  8. Le site de La Ruche qui dit Oui !  propose une fiche technique pour chacun des producteurs, ainsi, on sait à qui on achète, où et dans quelles conditions le produit pousse, est élevé, ou a été réalisé.
  9. Comme tout se passe sur internet et au point de rendez-vous, il est tout à fait possible de remplir intégralement l’objectif du Zéro Déchet en apportant son joli panier en osier et quelques Tupperware.
  10. Tous les producteurs habitent dans un rayon de 250 Kilomètres autour de ma ruche ce qui me permet de consommer local mais surtout: Français !

Manger bien, pas cher, bio, tout en soutenant l’agriculture locale et en faisant un petit geste pour l’environnement c’est désormais accessible à tous. Le principe de l’économie collaborative a un bel avenir devant lui !

 

Vrac : meilleur allié Zéro déchet

Entre le mouvement Zéro Déchet et le besoin toujours plus important de connaître la traçabilité de mes denrées alimentaires, les magasins de vente en vrac ont naturellement fait leur nid dans mon petit palpitant comme dans celui de beaucoup de français.

Pourtant aujourd’hui la consommation raisonnée, zéro déchet et bio fait sourire. Directement reliée à l’idée que ceux qui achètent en vrac sont des bobos. Ahhhh… le mythe du bobo ! Elle m’avait manquée cette petite réflexion perçante, perfide, cruelle et avide. « Nan mais t’façon c’est un truc de bobo ». Ben non. Ma grand-mère qui a acheté toute sa vie au détail, est loin d’être une bobo. La vérité c’est que l’on est issus d’une génération qui a connu des heures si glorieuses qu’elle a cru qu’elle pouvait se permettre de gaspiller tout en continuant d’acheter à outrance créant ainsi une demande, entraînant une production de masse cantonnée à un idéal esthétique traduit en normes. Et les normes on ne les compte plus tant il en existe: norme d’hygiène, norme européenne, quotas…

La « norme » c’est de dire qu’il faut nécessairement que le produit soit vendu emballé dans un produit issu de la pétrochimie (comprendre « plastique », quelque soit sa forme d’ailleurs: sac, sachet, emballage, boite) pour être hygiénique, propre. On repassera sur la notion de propreté… La « norme » c’est aussi de dire que les produits doivent être uniformes, savamment calibrés, sans aspérités: dehors les cucurbitacées biscornus, on ne veut pas de légumes handicapés par dame nature…

Et Tadam dans tout ce joyeux bazar, le vrac vient remettre les pendules à l’heure de la sobriété heureuse: un bocal, des graines et hop, la joie. Une équation simpliste mais non moins porteuse d’espoir. Le plus souvent, consommer en vrac s’avère en plus bien moins cher. Un « retour au bon sens »: Acheter la juste dose, cesser de remplir sa poubelle de conteneurs plastiques après les courses, sortir de sa zone de confort… Pour lutter contre la pollution environnementale et limiter la masse de déchets d’emballage, l’alternative du vrac propose aux consommateurs de nombreux produits: biscuits, céréales, fruits secs, farines, chocolat, pâtes, riz, couscous, légumes secs, sucres, etc… De quoi remplir ta cuisine pour pas grand chose. La plupart du temps c’est bio, tu connais les marges que se fait la boutique sur le produit, sa provenance et des petits prospectus disponibles gratuitement t’expliquent même comment les cuisiner. Si tu ne dispose pas du fameux petit sac en coton bio pour porter tes graines de ton vrac à ton logis, tel un petit oiseau migrateur, des sacs en papier kraft non blanchis, imprimés avec des encres à l’eau sans solvants sont disponibles. Au-delà de l’intérêt environnemental, ce système permet au consommateur de bénéficier de prix plus attractifs que sur les même produits proposés en conditionné et de limiter le gaspillage alimentaire en ne prenant que la stricte dose nécessaire.

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On ne dira plus jamais que tu es bobo, désormais on dira que tu aimes les graines !

Eco-friendly : génèse de ma lubie

« Green », « Serial-écolo », « Végétarien », « Végétarien »… On a tous une bonne raison de manger des graines tel le petit Hamtaro, de se mettre au vrac, à la Cup ou même au bio. La mienne est partie d’une découverte tant inattendue que sensationnelle, un petit bouquin tout mignon en tête de gondole à la FNAC de la Roche sur Yon : Zéro Déchet au format Poche et aux éditions J’ai Lu by la Papesse (avec un grand P comme Prêtresse) de la lutte contre le gaspillage, j’ai nommé Béa Johnson.

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Objectivement, la première de couverture n’a rien d’extraordinaire mais bon, comme disait ma prof’ de littérature en classe de Première L: « Un bouquin c’est comme un kiwi, de l’extérieur c’est velu, la couleur est terne, presque morne, lorsqu’on l’ouvre on découvre une oeuvre, une esthétique vitaminée, une saveur surprenante ». J’ai donc pris l’animal, l’ai retourné et là… La bestiole m’a parlé.

Rencontre incongrue, résolutions invraisemblables, lubie moteur d’un nouveau modèle de vie. Je n’ai pas le look du cliché de la nana hyper bobo qui n’achète que des T-shirts en lin, je n’écoute pas spécifiquement de reggae ou de lounge et la Marie-Jeanne ne pousse pas sur mon balcon, ah oui et j’ajoute que je ne participe pas à des vernissages de sculptures contemporaines éphémères. Je suis étudiante en Sciences Politiques, et j’ai le budget qui va avec. En somme je n’ai rien de la personne qui irait faire ses courses dans une supérette Bio.

Mais en lisant l’ouvrage, en moins de deux petits jours d’ailleurs, (un succès lorsque l’on connaît ma toute petite capacité de concentration malgré mon immense amour de la lecture) j’ai revu toutes ses tranches de vie défiler devant mes petits yeux.

La gamine aux lunettes rouges et aux bouclettes brunes que j’étais qui répondait à ses parents du haut de ses 6 ans que si les petits Africains n’avaient pas assez à manger et bien on pouvait leur envoyer mon assiette de choux-fleur par colis.

Ce petit bout d’interview dans lequel Brigitte Bardot en combi-de-ski-kaki s’excitait en pleine banquise contre les « connasses » qui, parce qu’elles voulaient des manteaux en fourrure faisaient tuer des milliers de petits bébé phoques inoffensifs aux yeux larmoyants. Elles me reviennent en nombre ces images de déchetteries à ciel ouvert, je pense notamment à ce que les scientifiques appellent le « Septième continent » dans le Nord de l’Océan Pacifique, où la surface d’ordures flottant sur l’eau est telle qu’elle fait 6 fois la taille de la France. Je pense également au « cimetière digital » de la banlieue d’Accra, capitale du Ghana, où finissent nombre de nos appareils électroniques,

(Photo  Andrew Mcconnell)

et puis à la mer d’Aral et à ses bateaux restés les seuls témoins d’une époque de prospérité économique en Ouzbékistan et au Kazakhstan…

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Ca fait un moment qu’elle pleure qu’elle pleure qu’elle pleure ma planèt-euh (Oui, bon alors 1000 excuses pour cet excrément musical)… Revenons à nos moutons ! Chaque année en France, la quantité de déchets alimentaires s’élève à :

  • 2, 3 millions de tonnes dans la distribution (hyper et supermarchés, hard-discounts, épiceries et commerces de proximité)
  • 1,6 million de tonnes dans la restauration (collective et commerciale)
  •  5,2 millions de tonnes dans les foyers (soit 79 kg par personne)

Petit calcul rapide, et hop, constat déprimant : 9 millions de tonnes par an soit 137 kg par personne. C’est le résultat obtenu de l’équation  » distribution+restauration+ foyers « . On est cools, on ne compte pas ici les pertes liées à la production agricole, à la transformation et au conditionnement des produits dans les industries agroalimentaires (Source: Global Gâchis).

Sur les 79 kg de déchets alimentaires jetés chaque année par chaque petit homme, 20 kg pourraient être évités sans trop de difficultés. Le seul deal, c’est de prendre conscience de la situation consternante dans laquelle se trouve actuellement notre jolie petite planète et d’accepter de modifier nos comportements en poussant le bouchon un peu plus loin que la simple intégration du recyclage dans notre gestion des déchets, en se donnant l’objectif de parvenir à une société zéro déchet, zéro gaspillage.

L’objectif n’est pas de produire toujours plus de déchets sous prétexte qu’ils sont recyclables, mais en produire moins et gérer autrement les déchets existants.En effet, cela correspond à 13 kg de restes de repas, de fruits et de légumes non consommés (soit 845 000 tonnes en France), et 7 kg d’aliments même pas déballés (soit 455 000 tonnes en France). Au total, ce sont donc chaque année en France 1,3 millions de tonnes de nourriture qui sont purement et simplement gaspillées dans les foyers français, ce qui correspond à 38 kg de nourriture consommable jetée toutes les secondes !

Pour agir, il n’y a pas 36 solutions : nous allons devoir mieux consommer. D’une part afin de réduire notre production de déchets, d’autre part pour améliorer la nature des déchets que nous ne pouvons pas éviter et notre manière de les trier. Mais aussi pour finalement entrer dans une démarche plus respectueuse de la faune, de la flore et des hommes.

L’aventure Zéro déchet commence donc maintenant !