Le Déo Homemade c’est cool, aisselle !

Aisselle… Essaye… Ça y est tu l’as ?! Ouiiiii, c’est drôôôle ! Oh bôh on fait chacun avec nos capacités hein ! Bon. Plus sérieusement…

Pendant longtemps, des années pour être franche, j’ai cherché le parfait déodorant. Sans succès. Je ne vous mens pas, j’ai tout essayé : les antisudorifiques aussi appelés anti-transpirants, les déodorants (sans aluminiums), les pierres minérales, etc. Pas parce que je refoulais des aisselles (tel le cadavre d’un coyote en décomposition sur la route 66 en plein mois d’Août), mais plutôt parce qu’après un certain temps, mon corps s’habituait au produit et celui-ci arrêtait de fonctionner.

Résultat des courses, je me retrouvais à multiplier les déos, à collectionner les gammes afin d’être en mesure d’alterner toutes les deux semaines. Ça n’était ni minimaliste, ni économique, ni zéro déchet… Et je crois que ça a été encore pire lorsque j’ai décidé d’enrayer complètement l’usage des antisudorifiques.

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Je devais non seulement alterner encore plus régulièrement, mais aussi réappliquer du déodorant 2 voire 3 fois par jour… Sans compter que certains ne fonctionnaient tout simplement pas: l’horreur !

Le jour où j’ai compté 6 tubes de déodorants dans ma salle de bain, j’ai toussoté façon « Ah hem ! Ça va pas continuer comme ça ! » et j’ai commencé à chercher des petites solutions…

Le déodorant qui a changé ma vie en fait, c’est une recette maison de trois petits ingrédients que j’ai découverte complètement par hasard, sur un site américain nommé Wellness Mama (MA Bible 2.0), et que j’ai continué d’adapter à mes besoins au fil du temps. Comme dans la vie, je pars souvent du principe que « qui ne tente rien n’a rien », surtout depuis que je me suis lancée dans ma démarche Zéro Déchet, même si ça me mène parfois à des expériences plutôt douteuses, je me suis dit que j’allais tenter et que peut-être « sur un malentendu »… Tu connais la suite.

En plus, non seulement la recette ne contenait que des ingrédients naturels, mais en bonne Zero Waste Addict, j’avais déjà tous les ingrédients en ma possession. Techniquement, on pourrait même aller jusqu’à dire que ce déodorant est comestible… je pose ça là… si quelqu’un a un petit creux ou rêve secrètement de s’en beurrer des tartines!

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Voici donc les ingrédients miracles:

  • 6 c. à s. (90 ml) d’huile de noix de coco
  • 1/4 tasse (60 ml) de bicarbonate de soude
  • 1/4 tasse (60 ml) de fécule de maïs ou arrow-root
  • huiles essentielles (facultatif)

+ 1 petit pot en verre (en verre c’est mieux). Comme l’huile de coco fond à la chaleur, je vous déconseille de couler cette recette dans un tube, pour éviter les mauvaises surprises (comme de retrouver son déo naturel déversé sur le dernier TD à rendre…) ! Vécu. Ne riez pas, merci !

Au sujet des huiles essentielles, le choix est plutôt large. A titre tout à fait perso, je vous conseille de faire le choix d’au moins l’une ou l’autre de ces deux huiles essentielles qui sont réputées pour contrôler les odeurs corporelles. Il s’agit des huiles essentielles de Palmarosa (Cymbopogon martinii v.motia) et/ou de Sauge sclarée (Salvia sclarea). Ça, c’est disons, la base de la base. Après, si comme moi, vous aimez bien changer régulièrement de routine ou d’odeurs voici la liste non-exhaustive de mes combinaisons préférées:

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Avec l’Huile essentielle (HE) de Palmarosa comme base (4 gouttes suffisent):

  • HE de Palmarosa + Géranium Rosat
  • HE de Palmarosa + Ylang ylang + Calendula
  • HE de Palmarosa + Ylang ylang + Cèdre
  • HE de Palmarosa + Cèdre + Genévrier

Avec l’Huile essentielle de Sauge comme base (4 gouttes suffisent):

  • HE de Sauge + Rose + Vanille
  • HE de Sauge + Lavande
  • HE de Sauge + Citron + Lavande
  • HE de Sauge + Bergamote + Citron

Psssssssst !! Le mélange « Sauge, Citron, Lavande » est une petite tuerie !

Allez Albert, on noue son tablier, on retrousse ses manches, on se lave bien les mains, et c’est parti :

  1. Dans un bain-marie, faire fondre l’huile de coco.
  2. Une fois fondue, ajouter les « poudres », les huiles essentielles et bien mélanger.
  3. Versez votre Déo dans un petit contenant, le placer au frigo pour le faire figer plus rapidement (question que l’huile et les « poudres » ne se séparent pas) et hop !

Conserver à température pièce et appliquer sous les aisselles avec les doigts.

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J’en profite pour ajouter que certaines recettes proposent une version « été », l’idée c’est de mettre de la cire d’abeille en plus pour que le déodorant soit plus solide. SAUF QUE: la cire d’abeille, ça a tendance à tâcher les vêtements blancs à force et que l’on n’aime pas tous avoir d’immondes tâches jaunes sous les aisselles comme cet affreux prof de chimie crado que j’avais en 4e … VADE RETRO ! Donc ben, ça peut t’intéresser, enfin, sauf si tu es gothique biensûr !

Bref, si tu essayes l’une de mes petites versions n’hésites pas à me faire un retour, ça me fait toujours plaisir ! D’ailleurs même si tu as une recette qui diffère de la mienne ou que tu fais d’autres mélanges d’huiles essentielles, je serai ra-vie de savoir ça, je suis toujours un peu en quête de nouvelles inspirations !

Allez, bonne tambouille José !

Il est 4 heures : l’heure de la Cup !

Depuis une certaine émission de France 5, on dirait que les réseaux sociaux se réveillent sur les tampons et serviettes hygiéniques et sur les éléments dangereux que l’on y trouve… C’est toujours un peu cocasse de se rendre compte qu’un tel sujet puisse encore étonner tout ce petit monde après les nombreux scandales parus à ce sujet… à croire que l’on réalise enfin que « Non non Roger, le Syndrome du Choc Toxique c’était pas JUSTE une légende urbaine ! ».

Mais bon ! Point de jugement sur les personnes qui utilisent ce type de protections hygiéniques, j’en ai moi-même porté durant des années… Disons qu’il s’agit plus là d’une ignorance et qu’il est vrai qu’à ce titre Nana, Always et leurs petits copains ne se bousculent pas pour aborder le sujet de la Cup…

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D’où l’urgence de parler de ce petit objet merveilleux. En gros, c’est une protection hygiénique réutilisable qui se place de la même manière qu’un tampon sans applicateur et qui recueille bien gentiment tes règles durant toute la journée. #BlopBlop

J’avoue qu’au début j’étais hyper sceptique, même si je trouvais le principe génial : remplacer des produits de première nécessité qui tombent sous le coup de la fameuse « taxe rose » (comme si on ne morflait pas assez déjà) par un petit bidule tout simple qui dure 10 ans, qui n’est ni toxique, ni nocif, ni agressif, et qui en plus de protéger la planète (Zéro Déchet te voilà) allège le porte-monnaie…

Du coup j’avais découvert tout un petit monde alternatif aux produits conventionnels : les serviettes, protège-slips et tampons Bio, ça existe, d’ailleurs la marque Natracare, que l’on trouve plutôt simplement en Biocoop, les commercialise. Ils sont en coton Bio et garantis sans parfum, sans chlore, ni plastique… Sauf que bon niveau déchet, ça revenait au même : même clean, j’en produisais quand même !

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Puis, j’ai découvert qu’il existait aussi des protections hygiéniques en coton lavable en machine et réutilisables, y’en a même qui sont fabriqués en France et à ce niveau-là, Etsy, la petite boutique en ligne est une mine d’or. Le truc c’est que j’utilise déjà depuis un moment déjà des cotons et essuie-tout lavables mais j’avoue que la perspective de faire ma lessive de serviettes hygiéniques usagées… J’ai (un peu) lâché les armes, ça demandait trop d’organisation et ça ne me semblait pas hypra pratique dans des cas de déplacements où tu dois la changer par exemple : c’est pas le chocolat Milka que tu cale comme ça, pépouz’ dans l’alu’…

Et puis un jour je me suis mise à faire le point sur ma salle de bain : j’étais déjà passée au shampoing solide bio et produit en France et au savon naturel sous la douche, les produits cosmétiques naturels avaient détrônés les vieux bidules pétrochimiques que je prenais un plaisir fou à me tartiner sur le minois jadis, et gisait sur le rebord de mon lavabo cette petite éponge Konjac toute mimi qui semblait me dire « Allez, ce n’est rien qu’un pas de plus vers le Zéro Déchet en fin de compte »

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Et oui, parce « qu’en fin de compte », la principale raison de ma réticence concernant le passage à la Cup était fondée sur l’idée que l’on ne peut pas toujours faire sa vidange de Cup comme ça au plus grand des calmes. De plus, la solution semblait trop simple pour que ça se résume juste à un « Et hop Roger je vide, et hop je rince » comme ça où on veut et que les toilettes n’étaient pas toutes pas pourvues de lavabos à l’intérieur…

Puis je suis tombée sur une pote féministe trop trop cool (je lui envoie des compliments par gerbes entières juste au cas où elle tomberait sur cet article) qui ne jurait que par la Cup et qui voyait en ce petit objet le Saint-Graal de la Libération des Vagins. Je force à peine le trait…

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Bref, donc cet ADORABLE disciple de Simone de Beauvoir, m’a rassurée d’un « Nan mais attends, la Cup c’est comme ta brosse à dents hein, tu t’en sers deux fois par jour, pas trois hein parce qu’en vrai, y’a personne qui s’en sert le midi ! »… Devant cet argument imparable, fondé sur l’hygiène buccale de mes congénères humains, je me suis donc dit que l’objet valait bien un essai.

Après environ un an d’utilisation, et en avoir testées plusieurs j’ai trouvé celle qui me correspond le mieux au niveau de la souplesse du bidule, de sa taille, de son bout, de sa forme. C’est celle de Lamazuna. D’ailleurs, promis promis je ne perçois rien de leur part pour vous parler d’eux, même si cela ne me dérangerait pas le moins du monde car c’est une marque que j’ai à cœur de défendre, notamment par pur chauvinisme puisque l’entreprise est originaire des Pays de la Loire. Je dirais qu’il en existe forcément une qui va vous convenir sur le marché… Personnellement j’ai pris la taille la plus petite, généralement les tailles varient selon que son utilisatrice ait déjà accouché par voie basse ou non, ce qui n’est pas mon cas.

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Je ne vais pas vous mentir, au début j’ai un peu galéré, j’ai même failli renoncer, je crois que je manquais de technique question origami. Savoir la mettre et la retirer au début ça reste tout un art, il y a forcément des ratés mais comme dit notre ami Jean « Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage ». Il faudra te trouver la technique de pose qui te convient, pour la retirer le mieux c’est de faire pression en haut au niveau des petits trous, ça se « dé-ventouse » et tu vides. En gros, persévère l’amie et tu verras, en moins de temps que tu ne le croyais, ça viendra.

Oui parce qu’au final, la Cup, c’est hyper simple d’utilisation à partir du moment où l’on respecte quelques précautions de base :

  • Vider et bien rincer sa Cup toutes les 12h maximum.
  • Bien se laver les mains avant et après toute manipulation.
  • Avoir une hygiène irréprochable : en gros on nettoie à l’eau la Cup entre chaque utilisation (sous la douche c’est plus pratique) pendant les règles et on la stérilise avant et après les règles.

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Tout ça pour dire que oui, il y a de nombreuses substances immondes et mortelles dans ces choses que l’on place au plus près de nos petites parties intimes et fragiles, que oui on s’en cogne de s’en mettre plein les fouilles pour des produits dont on sait que l’on ne pourra pas se passer mais que oui, il y a des alternatives. Il suffit juste de goûter au changement et un jour, on finit par ne plus s’en passer.

La cup, c’est à peu près ça !

Allez, santé !

Lamazuna: parés pour l’opération pillage !

Lamazuna, c’est l’histoire d’une marque née de la volonté de lutter contre les déchets. Créée en 2010, à Belleville-sur-Vie, dans le joli département de la Vendée, l’entreprise de Laetitia Van de Walle conçoit et commercialise des produits écofriendly et durables. De la lingette démaquillante, aux cups en passant par l’oriculi ou l’éponge konjac, Laetitia a misé sur des produits qui réduisent voire suppriment les déchets de la salle de bain.

Impossible pour moi de passer à côté de cette entreprise écolo qui, après des débuts difficiles, connaît un essor considérable dans la sphère bobo-écolo-friendly où je me complais (je revendique et j’assume) et qui est désormais présente dans au moins 10 pays.

La recette ? Un joli petit packaging tout frais, intégralement compostable, pas de plastique, que des matières recyclées, des produits intégralement fabriqués en France, cruelty free et vegan. Ça, et la promesse d’un achat 100% zéro déchet qui va dans le sens du retour à l’essentiel dans cette salle de bain encombrée… J’ai craqué.

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Je le dis sans honte parce que ça m’a permis d’apprendre que derrière mon achat se trouvait un sublime projet concret puisque 2% des ventes sont reversées à « Pur Projet », une coopérative qui lutte pour le développement d’un projet d’agroforesterie au Pérou dans lequel les agriculteurs se voient remettre des plants de cacaoyers et apprennent à les cultiver tout en préservant les autres espèces végétales et donc la faune locale…

Et là-dessus Laetitia fait apparaître sur son site tous les mois le petit bilan mensuel qui rappelle au consommateur ce à quoi il contribue… Un projet formidable et des produits d’excellente qualité !

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Envie d’un aperçu ?

Le déodorant solide à la Palmarosa:

Ça se présente comme un petit cône mimi tout plein et c’est à base de bicarbonate de soude, de cire végétale, d’huile de coco, d’huile essentielle de Palmarosa… En bref, tu trempouille le bout sous ton robinet et hop, comme un stick tu t’en tartine gentiment les aisselles et ça fonctionne très très très bien.

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Le dentifrice solide à la menthe poivrée:

Alors il en existe aussi à la cannelle et au citron et à la sauge et ils sont tout aussi top mais revenons à l’essentiel, le produit en lui-même. Un coup de génie ! A base d’ingrédients comme le calcium carbonate, l’argile blanche, l’huile de coco et la menthe poivrée, c’est LE produit au top pour brosser ses quenottes. D’une parce qu’il dure une éternité, de deux parce que le bougre ne génère aucun déchet, et de droit parce que sur le goût il n’y a clairement rien à redire.

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L’oriculi:

Que dire à part que cette bestiole est une révélation. Ouais je sais, on dirait un objet de torture, on comprend pas trop le délire… Bah l’idée c’est de réduire des déchets et de remplacer les cotons-tiges (qui ont été interdits en ce début d’année et qui vont commencer peu à peu à disparaître de nos rayons alors autant s’y adapter maintenant !). Allez René ! Toi aussi mets-toi au pli et racle le cérumen de tes pavillons tu vas voir, c’est l’éclate !

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Le shampoing solide cheveux normaux au Sapin Argenté:

En tant que grosse grosse grosse adepte des shampoings solides et ce, depuis une éternité, je me voyais plutôt mal passer à côté de celui-ci sans faire le cobaye. Pas d’emballage, pas d’eau, que des actifs et du concentré, le produit est top et en plus il ne contient pas de sulfates !

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Le Beurre de Cacao solide à l’huile de Baobab et de frangipanier:

Grosse découverte. Je crois bien me souvenir de ma moue sceptique dans le magasin et puis mon instinct d’aventurière m’a poussée à me lancer dans l’aventure. Parce qu’après tout qui ne tente rien… et HEUREUSEMENT que j’ai testé. Ce produit est en fait un trois en un: à la fois crème de jour, baume corporel (si t’as des vergetures à gommer Go ! Go ! Go!) et barre de massage solide. Il sent bon le frangipanier, hydrate hyper bien, et si l’aventure te tente, tu remarquera qu’il  remplace à terme plein d’autres produits comme l’écran-total par exemple… #TeamHomardsDèsLePremierRayon

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Lamazuna en gros, c’est une marque qui rend glamour l’écologie, qui fait du bien à la planète autant qu’à ton porte-monnaie et qui te plonge dans la lubie du « solide », on adore et on attend très impatiemment les nouvelles petites pépites !

Pour craquer allègrement, comme moi, c’est par ici que ça se passe !

 

 

Crédit photo: www.autourdecleliashop.com/ 

Glov: le démaquillage écolo-écono-responsable

Hier soir, en plein pendant mon rituel démaquillage et brossage de dents, une évidence m’a frappée et je me suis dit « Nondoudiou, il faut absolument que je parle de cette petite merveille au monde entier !! ». Depuis quelques jours, me démaquiller n’est plus une corvée, je dirais même plus, c’est devenu… un PLAISIR !

Et non, tu ne rêves pas, c’est possible ! Avant, le soir, je repoussais ce moment où telle un vieux panda trempé dans un pot de peinture, j’allais devoir traîner ma carcasse dans la salle de bains et passer une plombe à gratter les 36 couches de maquillage entassé sur ma face, dans l’espoir d’avoir l’air plus fraîche et moins fatiguée. Je ne sais pas toi, mais vraiment, ce moment était ma bête noire du soir, j’étais limite à chouiner et à me rouler par terre rien qu’en y pensant.

Et puis, une bonne âme m’a envoyé un petit colis, avec dedans un gant de démaquillage Glov (on les trouve chez Monoprix ou sur le net à cette adresse). En lisant les promesses du produits, à savoir un démaquillage rapide et efficace juste avec un peu d’eau, je me suis dit « Ouais, ouais, et la marmotte… ».

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Entre nous, j’y croyais pas trop. J’ai retourné le gant sous toutes les coutures, lu 3 fois la notice pour savoir où était la faille, quels immondes produits chimiques étaient planqués là-dedans. Mais force a été de constater qu’il n’y avait RIEN…. ou plutôt si: des fibres. Des MICROFIBRES à vrai dire. Et juste ça. Mais leur forme en étoile (cherche pas, à l’œil nu on voit rien hein) révolutionnaire attrape tout ce qui traîne, à savoir le maquillage, mais pas que. Ciao les peaux mortes, les impuretés, et j’en passe !

Tu fais peut-être partie des chanceuses qui ont une peau magnifique, ni grasse, ni sèche, sans impuretés ni bobos. Dans ce cas, ce qui suit ne va pas t’intéresser des masses, mais je dois dire que depuis que j’utilise Glov, ma peau se porte mille fois mieux que du temps où je devais utiliser 2, voire 3 produits différents pour venir à bout des tonnes de make-up dont je te parlais plus haut. Ma peau revit, elle me dit merci même, la mer d’Aral aussi… parce qu’en attendant je n’assèche pas les océans avec ces bonnes vieilles raclures de disques de cotons traitées au pétrole…

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Plus de cotons, plus de produits agressifs, plus de savon à outrance, et en prime, un démaquillage rapide et efficace, que demande le peuple ? Et bien je vais te dire, si on m’avait dit un jour que me démaquiller deviendrait un plaisir, j’aurais bien ri. Mais ce soir, en appliquant mon gant bien chaud sur mon visage, je me suis surprise en train de penser « Aaaaah ooooonnh comme c’est agréaaaaableuuuh !!! ». Mais si tu sais, c’est comme les serviettes chaudes du resto Jap’, je trouve ça tellement agréable de se frotter les mains avec avant de repartir.

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Ben là, c’est pareil, avant de passer une bonne soirée, bien détendue, hop un petit tour par la salle de bain et un coup de Glov bouillant sur le visage… et c’est tout ! Parfois, j’y pense en journée et je frémis d’impatience en pensant à ce moment, moi, qui il y a encore quelques semaines maudissais la Terre entière à la simple vue d’un disque Demak’Up. D’ailleurs, je ne comprends même pas pourquoi personne ne parle plus de ce truc ! Comment se fait-il que personne ne m’en ait parlé avant, sérieux ?!

Le seul mini-micro bémol, c’est qu’il faut laver son gant au savon après s’être démaquillée, mais sincèrement, ça se fait très vite un petit coup de savon de Marseille et hop c’est plié, et je préfère mille fois ça, que frotter ma peau avec un coton plein de substances agressives (je précise que j’utilisais avant des produits « peau sensible » que l’on trouve en pharmacie, pas de l’alcool à 90, contrairement à ce qu’on pourrait penser).

Si jamais vous ne connaissez pas, je vous le recommande (j’en ai déjà racheté pour moi, ma sœur, une amie…) et si jamais vous en avez entendu parler mais que vous hésitez, foncez !

Votre peau vous le rendra !

Cotons démaquillants réutilisables: la révélation

La démarche Zéro Déchet implique de s’attaquer à ses habitudes, de les décortiquer et de s’adonner à quelques petites réflexions métaphysiques. Pourquoi est-ce que j’utilise cet objet ? Est-ce qu’il produit des déchets ? Est-ce que je peux le remplacer par quelque chose de plus respectueux des hommes et de l’environnement ? Parfois, cela prend un peu de temps de recherche, d’imagination, d’adaptation et d’autres fois, « un petit tour à la BioCoop’ et puis s’en va »…

Il y a quelques temps j’étais tombée sur ces chiffres sidérants: Près de 27 millions de tonnes de coton sont produits par an, dans le monde, soit environ 860 kg de coton par seconde. Quand on fait bien le calcul, pour fabriquer 1 T-shirt,  il faut: 25 000 L. d’eau + 5.2 kg de CO2 + 140 g de produits chimiques. En moyenne, cela nous amène aux 1 million de cas d’intoxication et aux 22 000 morts par an parmi les personnes employées dans la culture du coton. Ben oui parce qu’en plus, la culture du coton utilise 25% des pesticides consommés dans le monde et nécessite 30 traitements chimiques par an pour seulement 2.5% des terres cultivées sur la planète. Un véritable gouffre écologique ! Le truc c’est que de ton petit jean préféré à ton torchon de cuisine… le coton, ce petit filou, est partout !

Je voyais déjà défiler devant mes petits yeux miroitant les fameuses images de la mer d’Aral rétrécissant au fil des années et puis j’ai fait un petit tour sur Consoglobe, parce que bon, c’est toujours plus parlant, les chiffres. Là j’ai appris qu’en moyenne, une femme utilise 6 disques démaquillants par jour, soit 180 par mois, soit 2160 par an… Et j’étais moi-même actrice de cette bien triste mascarade.

Mais le truc qui est hyper réjouissant c’est que remédier à ce problème n’était pas en soit, ultra compliqué… Après plusieurs mois d’utilisation je fais même aujourd’hui le constat qu’il n’en ressort QUE des points positifs ! En quelques clics mon problème s’est résolu de lui-même. Le « coton démaquillant réutilisable », c’est le nom que porte ma nouvelle petite solution éco-friendly.

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Mais pourquoi donc passer aux carrés démaquillants et remplacer son coton jetable?

  1. C’est Pratique : On ne change rien, on garde son produit se soin… et zoup! direct dans la première machine qui passe!
  2. C’est Economique : 10 carrés démaquillants = 3000 disques de coton jetables, c’est 6 fois moins cher. Sincèrement, vous voulez vraiment continuer à mettre votre argent à la poubelle ?!
  3. C’est Ecologique : Zéro déchet, zéro contraintes.

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On dira ce qu’on veut, que ce ne sont pas des petits gestes qui changent le monde, qu’on est écolo ou on ne l’est pas, mais clairement, même sans être dans une démarche majeure de protection de la nature, c’est déjà hyper chouette de se dire qu’on puisse imaginer le démaquillage autrement qu’en gaspillant. Tu t’imagines qu’avec un ou deux cotons lavables et un bout de savon de Marseille, t’es parti pour te débarbouiller à l’autre bout du monde pendant des semaines sans rien jeter à part de l’eau ?

 

Savon de Marseille: à bas l’entourloupe !

Respectueux de l’environnement, le savon de Marseille c’est un peu l’incontournable partenaire officiel de la démarche zéro déchet. La petite merveille ne contient pas d’ingrédients allergisants, elle est antimite et bactéricide, s’utilise pour détacher, pour se laver, pour la lessive, la vaisselle… En bref, le savon de Marseille, on l’aime.

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Le hic c’est qu’investir dans ce petit bijou aujourd’hui s’avère être un véritable parcours du combattant puisque « Savon de Marseille » n’a rien d’une appellation protégée. Ouais, ça c’est plutôt naze parce que ça signifie que n’importe quel pignouf peut créer à peu près n’importe quel excrément commercial et l’affubler de ce joli nom… Du coup pour retrouver le splendide et le très original Savon de Marseille, tu peux te brosser Ginette !

Normalement là, toi tu pleures comme Causette au bord d’une route, solitaire avec ta misère pour seul baluchon et moi là HOP je débarque pour te secourir, t’aider à défier l’entourloupe, à croche-patter la vie, à trouver le Charlie-Savon-de-Marseille parmi des millions de petits Charlie-Savons-de-Marseille.

Première petite mise au point et non des moindres: qui dit savon de Marseille dit fabriqué à Marseille. Mais là encore vaste piège: sur le marché circulent des savons de Marseille des quatre coins de la France, et parfois même du monde (vous pouvez faire un petit coucou aux petits enfants chinois, exploités et payés un euro par mois), c’est tout à fait légal malheureusement.

⇒ Petite liste des entourloupes dans lesquelles ne pas tomber: 

  • Qu’on se le dise, en principe, le Savon de Marseille, plus il est vert, plus cela signifie qu’il a été fait à partir d’huile d’olive et non d’huile de palme, en gros, dès que tu vois « Palmate » dans un ingrédient, tu lâches l’affaire. Attention tout de même aux petits filous qui font des savons verts à l’huile de palme.
  • Attention aussi à cette fichue mention:  « 72% d’huile » (oui, mais d’huile de quoi ?!). La preuve que le savon respecte la recette, la vraie, de base du savon c’est la mention « 72% d’huile d’olive » ou « 72% d’olive ».

 

Qu’est-ce qu’un « bon » savon de Marseille ?

C’est un savon qui ne contient pas:

  • de produits toxiques pour notre santé, j’entends par là, tout ce qui est produit cancérigène, allergène, perturbateur endocrinien, etc.
  • d’ingrédients qui polluent l’environnement: ni pendant la fabrication du savon (comme l’huile de palme, dont la production détruit massivement les forêts tropicales et leurs habitants comme certaines espèces de singes), ni après la case « égouts » : certains produits de synthèse extrêmement forts se retrouvant dans la mer par exemple sont extrêmement nocifs pour la faune et flore y vivant.
  • de traces de graisse ou de produit animal : a priori, on n’a pas besoin d’enquiquiner les bébêtes pour faire du savon.
  • d’emballage: Ben oui, on est dans la démarche Zéro-déchet ou pas ! Plus sérieusement, lorsque l’on y réfléchit bien, un savons ça n’a pas vraiment besoin d’emballage : c’est un cube solide et dur.

⇒ Le savon de Marseille, le vrai de vrai

Il n’existe aujourd’hui plus que quatre savonneries qui fabriquent du véritable savon de Marseille:

C’est toujours mieux de donner son argent à une petite fabrication française qu’à une énorme usine multinationale, non ?! Et puis c’est joli un Véritable vrai de vrai Savon de Marseille.

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